Les archives familiales...et leurs secretstête travaillée
 
 

 
 
Quand on est comme moi, issue d’une famille populaire, les « archives » familiales s’entendent d’une manière très différente de celles des familles bourgeoises et aristocratiques.
Les archives récentes (celles du XXème siècle) souffrent moins de cette distinction..quoique !*
 
Tout cela pour dire qu’en ce qui me concerne :
  • les archives photographiques du XIXème siècle sont inexistantes,
  • celles de la 1ère moitié du XXème siècle fort rares.
  • Pas de « livres de raison » écrits par des aîeules lettrées et désoeuvrées.
  • Pas de témoignages sur d’illustres aîeux dans les chroniques régionales.
  • Pas de contrats de mariage, là où il n’y avait rien à partager…si ce n’est la force des bras.
Et pourtant…

Pourtant, quelques documents, actes notariés, photos, restent dans certaines branches de la Famille, proches, très proches même….et demeurent inaccessibles.



Quel est ce blocage ?

Il est certain qu’à partir du moment, où l’on décide de « faire un arbre généalogique »…les réactions autour de soi sont surprenantes.

D’abord et quasiment toujours : un grand intérêt….suivi, assez rapidement d’un désintérêt général. Finalement c’est bien ennuyeux toute cette kyrielle de filiations…

De plus, pas de révélations sur des ancêtres prestigieux, de faits prestigieux, sortant du commun…

Ou alors…
Des «  révélations »..mais pas comme on les voudrait, à l’encontre des idées toutes faites, ou des « rumeurs » familiales.
Ainsi l’ arrière grand-mère maternelle n’était pas amie de l’aristocrate du coin…mais sa « bonne »

Et pire, des « révélations » pas du tout valorisantes… :
  • « nos aïeux sont des enfants abandonnés, trouvés ? »….
Et 250 ans après, les descendants se sentent encore honteux de cette ancêtre, celle qui a péché…

Mais surtout, un voyant « DANGER » clignote pour certains…pour des raisons qui leur appartiennent…mais peut-être aussi nous appartiennent à tous, les descendants d’une même lignée…

Du côté de ma mère, une de ses cousines de la branche paternelle, qui détenait les quelques « archives » familiales existantes, les a détruites et jetées à la décharge publique. Elle savait pertinemment que j’étais à la recherche de ce genre de documents.

Du côté de ma mère toujours, deux cousins  issus de germains de la branche maternelle, détenteurs eux aussi de documents familiaux, et ce  malgré de récents déménagements qui leur ont permis d’y remettre la main dessus, persistent à faire la sourde oreille à mes demandes de communication.


Il est certain que dans un premier temps, un sentiment de colère m’a envahi face à ces cousins-cousines si peu partageux….

Mais leur refus n’est-il pas significatif dans l’histoire de la famille justement ?

Consciemment ou inconsciemment que cherchent-ils à cacher ?

De quels secrets, leurs pères et mères, aîeux se sont-ils rendus coupables vis-à-vis des descendants …. ?

De nos jours, de quelles rancoeurs sont-ils animés vis-à-vis des autres membres de la famille ? Il est vrai que dans l’histoire familiale, les uns comme les autres de ces cousins faisaient partie des « groupes dominants ». C’est bien pour cette raison que les « archives familiales » étaient détenues par leurs parents.
Or, aujourd’hui, ce n’est plus le cas pour eux….Manifestement la marche de l’histoire les a dépassés…le seul joujou qu'il leur reste...est d'embêter leur cousine!!!

 
 
*Si la généralisation des photos argentiques, puis numériques, des films, vidéos….permet à tout un chacun de visualiser largement ascendants, tout du moins depuis la moitié du XXème siècle, il n’en reste pas moins qu’au niveau des actes légaux rythmant la vie des familles, hormis les actes d’état civil obligatoires, les différences sociales demeurent dans la mesure où la présence de documents attestant des biens n’existe que là où existe un patrimoine


 
Ombre bleue or



 
 
Créé avec Créer un site
Créer un site