Les états de recensement

MOBILES AXEL SOL
 
 
Grâce aux états de recensement établis tous les 5 ans à partir de 1836, un  certain nombre d'informations sont fournies sur les familles : leur situation géographique (jeter un coup d'oeil sur les plans cadastraux, par exemple) et professionnelle, leur composition, leurs migrations... mais aussi, de façon plus fine, la manière par laquelle ils étaient "nommés".

Quelles découvertes, quelles conclusions ai-je tirées :
Pour les JACQUES :
  • j'ai suivi leur pérégrination à la limite de Sainte Bazeille/Jusix/Saint Martin Petit, où j'ai découvert qu'un certain M. de BONNEAU résidait au début du XIXème siècle, puis leur installation à proximité de la famille TAUZIN à proximité du bourg de Sainte Bazeille
  • J'ai pu constater que Marie PETITEAU et ses deux enfants naturels (Jacques et Jacques) vivait avec ses parents...et que d'ailleurs malgré les actes d'état civil, "dans la vraie vie", l'un s'appelait Jacques effectivement, l'autre Joseph. Famille qui au cours de ses pérégrinations, toutes relatives, demeure unie...seule la mort les sépare. D'ailleurs, Joseph, célibataire, restera au foyer...même lors du décès de son frère.
  • Et surtout, constater avec une certaine stupeur, que les 2 Jacques, enfants naturels, et les descendants de mon aîeul sont identifiés, "nommés" BONNEAU par les agents du recensement, durant tout le XIXème siècle et vraisemblablement parce qu'ils étaient "connus" ainsi. Ce qui est amusant, c'est que ce nom est resté, déformé, au travers des temps. Nous savons tous, dans la famille, que les JACQUES étaient appelés aussi les "Bounéï" (prononcer : Bouneïiie). Sobriquet un tantinet honteux ciblant le grand père "rond" comme une barrique, dans tous les sens du terme.... Naturellement, tout le monde ignorait que durant près de 80 ans....il s'agissait des "Bonneau"...La déformation péjorative tenait-elle au statut d'enfants naturels d'un de Bonneau, nés du péché?!
  • La proximité des TAUZIN "explique" , peut-être, les prénoms étranges Jean, Oscar, Alexandre donnés par Aure Mirtille à un de ses fils en 1867. En effet, Marie MALAURE femme de Maurice TAUZIN était servante chez les de BENTZMANN avant son mariage en 1864. Or, en 1865, elle nomme sa fille : Philippe, Marie, Louise. Ces séries de prénoms "Jean, Oscar, Alexandre" et "Philippe, Marie, Louise" correspondaient aux prénoms attribués par les De Bentzman à leurs enfants quelques années auparavant. Aure Mirtille était-elle "sous l'influence" de sa voisine, Marie Malaure ?!
Pour les LAUBANEY
  • J'apprends qu'ils  sont métayers des De BONNEAU à Saint Martin Petit, au lieu-dit Sarrazin, mitoyen de la résidence de l'aristocrate. D'ailleurs, la soeur de mon aîeul, est la servante du châtelain. Reste à savoir si la mémoire familiale, au cours du XIXème siècle s'est transmise chez les LAUBANEY...concernant De Bonneau et les Bonneau de Sainte Bazeille, lorsque Emilie Vincent épousa Jacques Jacques en 1911 ? Et ce, d'autant plus, qu'entretemps, à Jusix, lieu où s'était installé cette branche des LAUBANEY, un ARTIGOLLE de Cocumont est venu épouser une fille LAUBANEY. C'est dans cette famille ARTIGOLLE de Cocumont que Aure Mirtille a été recueillie après son dépôt à l'hospice des enfants trouvés de Marmande ! 


Pour les MEYRANT
 
  • A loubès-Bernac, les frères de mon aîeul Elie, vont conserver jusqu'à la moitié du XIXème siècle le nom de "MAYRAM"
  • De plus, leur situation semble peu florissante : ainsi en 1846, ils sont considérés "indigents", "trés pauvres". Il est à noter que les familles sont nombreuses et comprenant les aîeules, veuves, (quelquefois infirme et qualifiée même de "mendiante" pour l'une d'elle) sans ressources.
Finalement, mon aîeul, Elie, que je qualifie de "juif errant" n'a, peut-être, pas eu tort de s'éloigner de sa fratrie.
Ce qui explique aussi le départ d'un de ces MEYRANT vers l'Amérique latine en 1856



 

a 20 ans 2


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